Être un (étranger) tatoué au Japon

Salut à toi! Toi qui aimes le tatouage, toi qui aimes le Japon. Je reçois pas mal de questions à propos du combo tatouage et Japon. Les gens s’inquiètent, les gens ne veulent pas faire d’impairs, les gens ne savent pas vraiment sur quel pied danser. Dans l’article d’aujourd’hui, je voudrais partager mon expérience personnelle, qui, à n’en point douter, va permettre de remettre pas mal de choses dans leur contexte. Je précise, s’il en était encore besoin, que puisqu’on parle ici de mon expérience à moi, il est possible que les choses se passent différemment pour une autre personne qui serait dans une situation légèrement différente, ou entourée de gens différents. Mais je pense pouvoir dresser un portrait global de la situation plutôt fidèle. Alors allons-y!

Si tu tombes sur cet article via une recherche quelconque et que tu ne me connais pas, laisse moi me présenter rapidement : je suis immigré au Japon depuis 2011, il y a exactement 7 ans et demi à l’heure où j’écris ces lignes, et je suis tatoué dans le dos, sur le torse, les deux bras (pas avant-bras) et une jambe presque complète. Je suis donc proche ou dans la catégorie des « lourdement tatoués » selon là où tu places le curseur. Pour les Japonais lambda, je suis lourdement tatoué, dans la mesure où certaines activités de la vie courante me sont impossibles à cause de la quantité d’encre dans ma peau, on y reviendra.

Le cas du touriste.

On va commencer tout de suite par ce que tu es probablement venu chercher si tu prépares un voyage et que tu t’inquiètes de tes manchettes.. Te sera-t-il impossible de te trimbaler en débardeur et short dans les transports en commun? Les gens vont-ils te lancer des regards furieux, changer de trottoir, appeler la police?
La réponse à toutes ces questions est NON.

En tant qu’étranger, particulièrement s’il est clair que tu es en visite (selon le lieu, ta tenue, ton attitude), les gens ne prêteront aucune ou que peu d’attention à toi et tes tatouages quelque soit le style de ceux-ci. Certains regarderont peut-être de façon plus prononcée, par curiosité, attrait, ou désapprobation, il sera de toutes façons difficile pour toi de le dire, car la capacité des nippons à arborer un visage de marbre est du niveau « Championnats du Monde d’imitations des bustes de Rodin ».

Sois donc rassuré, le pire qui puisse t’arriver est de devoir tailler le bout d’gras avec un papy à l’anglais approximatif qui voudra en savoir un peu plus. Ni crachats, ni hurlements ne sont à prévoir. En revanche, tu dois, de ton côté, te préparer à faire quelques ajustements, particulièrement si tu comptes profiter des bains publics, les fameux onsen. Puisque j’ai déjà parlé de ça longuement dans mon dossier sur le tatouage japonais (à consulter sans modération), je vais me permettre un copié-collé du laïus sur les bains.

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Il existe deux sortes de bains publics à ne pas confondre au Japon. Les onsen (温泉), et les sento (銭湯). Les premiers sont des établissements de relaxation, avec des eaux thermales, provenant de sources naturelles. Ils peuvent être en extérieur (rotenburo), et peuvent être de grands complexes très fréquentés par toutes sortes de clients. Les sento eux, sont des établissements de quartier, destinés à l’hygiène. Lorsque les maisons n’étaient pas encore équipées de l’eau courante, c’est au sento qu’on allait se nettoyer le sifflet. Aujourd’hui, malgré l’omniprésence des baignoires dans les appartements (même un 15m2 en a une parce que le bain est vraiment un élément important du quotidien), de nombreux sento sont ouverts et les japonais aiment encore y aller de temps en temps, pour socialiser le cul à l’air. On s’y lave avec l’eau courante de la ville, et parfois certains établissement disposent aussi d’eaux thermales qui en font un onsen. Tous les sento (même ceux avec eaux thermale) sont ouverts à tousAucune chance d’être rejeté à cause d’un tatouage dans un vrai sento, en revanche, un onsen sera souvent (mais pas toujours) interdit aux tatoués. Une récente enquête parle de 56% des onsen interdits aux colorés du derme.

Oui, « interdit aux tatoués » veut dire « interdit aux Blancs, aux Noirs, aux Verts, aux vieux, aux grands, etc… » Tout le monde. C’est pas parce que t’es touriste que ça passe. MAIS, si tu as juste un petit tatouage que tu peux dissimuler facilement, avec un pansement par exemple, pas de problème, tu entres. Si ton tatouage est plus grand et que tu n’es pas sûr à 100%, il suffit de demander. Pas besoin d’un doctorat en Japonais ancien, tu leur dis juste « Tattoo ok? » et s’ils forment une croix avec les index ou les mains en disant « damé », tu sors.

Voilà, si tu veux en savoir davantage sur le pourquoi du comment, je t’invite à lire le chapitre 6 du dit dossier. Attention, ceci est valable aussi pour certains centres appelés « Super Sento » comme le SPA World d’Osaka qui n’accepte pas les tatoués, les piscines et certaines plages, donc vérifie bien avant de mettre tel ou tel endroit sur ton itinéraire. Il existe un site qui a pour objectif de recenser les points où les tatoués sont acceptés. C’est loin d’être exhaustif, et en évolution constante, mais c’est un outil qui peut s’avérer utile. Va voir par là.
Sache aussi que les clubs de sports sont interdits aux tatoués, puisqu’ils proposent des douches ou des bains, et que de toute façon, on sait jamais, on pourrait choquer quelqu’un. Mais c’est une interdiction qui concernera plutôt les résidents car j’imagine mal un touriste ici pour 2 semaines s’inscrire à la salle…

Le cas de l’immigré

… ou de l’expatrié, la différence est mineure dans le cas qui nous intéresse, à savoir, celui qui va se frotter à la vie quotidienne, au travail, aux relations avec des Japonais etc… Mon cas quoi.

Comme je l’ai dit en intro, je vis au Japon depuis 7 ans, et ma situation personnelle a fait que j’ai côtoyé différents type de personnes au sein de mêmes « catégories ». En clair, j’ai eu plusieurs employeurs, plusieurs petites amies, plusieurs beaux-parents etc… Je n’ai pas toujours été si lourdement tatoué puisque 95% de mes encrages ont été réalisés ici au cours de ces dernières années. J’ai pris soin de garder mes tatouages dans la zone couverte par un pantalon et une chemise à manches trois-quart, ce qui me permet de passer pour « normal » avec un minimum de couverture vestimentaire. Mais plutôt que faire le détail de ma vie personnelle, je vais entrer directement dans les cas où être tatoué me pose problème.

Concernant les bains (onsen, piscines, plages etc).
Si en tant que touriste on aime profiter des onsen pour leur côté exotique, en tant que résident on aime en profiter parce qu’ils sont relaxants, représentent un intérêt central dans le choix des lieux de vacances ou weekend, et sont simplement une des activités phares de la vie de famille. C’est d’ailleurs systématiquement la première chose que tous les Japonais m’ont dit à la découverte du fait que j’étais tatoué : « mais alors, vous ne pouvez pas aller aux bains?? » « Et quand vous aurez des enfants, vous allez faire comment? » (sous entendu, pas de sortie piscine??). Alors moi ça ne me dérange pas plus que ça car je n’ai que rarement l’envie d’aller au onsen.

Mais la piscine me manque. Les plages, il faut vérifier, et souvent on n’a accès qu’aux plages les moins entretenues. De même, lors d’un weekend en amoureux, je fais toujours en sorte de chercher un ryokan (auberge traditionnelle) avec un onsen privatif. Non seulement cela me permet de ne pas avoir à montrer mes attributs familiaux aux pépés de l’hôtel, mais surtout, cela me permet de profiter du bain relaxant avec ma compagne, ce qui est toujours agréable. Cela ne semble pas grand chose, mais en réalité lorsqu’il faut commencer à trier les ryokan selon ce simple facteur, couplé aux fait que les réservation tardives (ma spécialité) diminuent drastiquement le choix des établissements libres, les chances de trouver l’endroit parfait se voit grandement réduites.

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Concernant le travail.
Pas de grande surprise ici. Si tu es tatoué sur des endroits visibles (mains/cou/visage), tu ne pourras pas travailler avec une clientèle en entreprise japonaise. Si tu as les avant-bras couverts et, encore une fois, doit interagir avec une clientèle, il te faudra des manches longues, et en été tu passeras un sale quart d’heure de 3 mois. Ceci à l’exception évidente du cas où tu travaillerais dans un shop de tatouage, une boite en relation avec l’art, quelques restaurants populaires ou que sais-je?

La plus grande parties des Japonais qui peuvent montrer leurs tatouage dans le cadre professionnel sont les ouvriers, certains serveurs de certains restau, les tatoueurs évidemment et… c’est à peu près tout à ce que je sache. Si tu comptes travailler « à la japonaise » il n’y aura très probablement pas de passe-droit, en tout cas il vaut mieux que tu sois prêt à ne pas en attendre.

Personnellement je travaille comme professeur de français dans 2 établissements différents (j’ai travaillé dans plus d’écoles différentes mais en gros c’était partout pareil). L’une est gérée par un Japonais, l’autre par le service culturel de l’Ambassade de France. Dans les deux cas, il n’y a pas d’interdit spécifiquement formulé concernant les tatouages. Il est évident et tombe sous le sens quand on vit ici, qu’exposer outrageusement ses tatouages aux étudiants Japonais (pourtant principalement des adultes) est une mauvaise idée, étant donnée l’image négative que cela véhicule. C’est risquer de se couper de certains nouveaux élèves qui auraient entendu cette seule information à ton propos et s’en contenteraient pour décider du genre de prof que tu es.

Cela dit, au moins une de mes collègues a 2 petites pièces sur les poignets (très visibles), et n’a jamais eu de problèmes. Personnellement, puisque le short nous est interdit (spécifiquement cette fois ci), il n’y a que mes bras qui imposent des chemises à manches longues ou 3/4 pour être couverts. Les simples manches courtes laissent apparaître mes « hikae » un peu trop à mon goût, donc je les évite au maximum (pas facile de renouveler sa garde robe quand on a pris du poids par exemple et que ce n’est plus la mode…)

Bref, là encore, tout sera une affaire de « qui » t’embauche et dans quelles conditions. Honnêtement, je pourrais avoir des tatouages plus visibles dans ma situation, mais je choisis délibérément de limiter les situations qui créeraient potentiellement une gêne pour les Japonais, et par extension pour moi, mon employeur, et mes revenus. Le simple fait de devoir penser à tout ça et ajuster un tant soit peu sa vie à ça n’est pas à prendre à la légère.

Concernant les relations.
Quand je dis « relations » j’entends « interactions avec les locaux » amicales, amoureuses, familiales etc…

Bien entendu, ici tout dépendra principalement des gens à qui tu as affaire. Vieux-jeu, ouverts, coincés, craintifs ou admiratifs… Dans la TRÈS grande majorité de mes relations aux Japonais, mes tatouages n’ont jamais été un problème. Très souvent une source d’intérêt, de questions, de remarques, parfois même de remerciement pour mon apport au développement de l’Art japonais… Mais parfois, parfois seulement, un problème, un frein, voire une barrière.

J’ai parlé plus haut de cette inquiétude que les nippons formulent tout de suite concernant la piscine par exemple. Eh bien c’est moins anecdotique qu’on ne le pense. Ainsi à 2 reprises dans ma vie sentimentale, des filles avec qui j’escomptais entrer dans une relation de couple, et qui semblaient demandeuses également, ont finalement pris leurs distances explicitement à cause de mes tatouages. La crainte prématurée de l’impossibilité d’aller un jour à la piscine ou au onsen en famille était déjà trop forte.

Parfois c’était aussi la peur d’avance de ce que diraient les parents, de la campagne, pas très ouverts etc… Des situations où je reste persuadé qu’au final il aurait suffit d’un peu de pédagogie, un peu d’habitude, et où finalement tout se serait bien passé. Mais on ne le saura jamais. Fort heureusement d’autres n’ont jamais eu ce problème, et ma compagne actuelle n’a jamais eu aucun problème avec mes tatouages (en plus reliés à ma première femme, décédée il y a quelques années. J’en ai d’ailleurs tiré des conclusions intéressantes dans cet article sur le tatouage de deuil). Mais il semble que ce ne soit pas aussi simple pour ses parents.

Contextualisation…

Cela fait seulement 1 an que nous sommes ensemble. Pourtant, vu notre âge et nos précédentes vies (elle est divorcée, et moi, tu l’as compris, veuf), nous ne sommes pas allés au rythme tranquille des amours adolescentes. Après 6 mois, et pour des raisons aussi pratiques que romantiques, nous avons emménagés ensemble. A cette époque, la belle famille avait à peine entendu parler de moi, et le sang de la mama un peu traditionaliste n’a fait qu’un tour quand on lui a annoncé le partage d’un bail. C’est là qu’ils ont décidé de faire ma connaissance et après seulement une rencontre, ils ont, par chance, décidé que j’étais un homme très bien.

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Seulement moi je sais des choses qu’ils ne savent pas, et tout content que je suis d’être étiqueté « Ludo-chan » après seulement quelques heures avec eux, j’étais inquiet de leur réaction quand ils apprendraient la vérité de ma peau. Hors O-bon arrive.

O-bon c’est une fête de famille très importante ici où l’on célèbre nos morts au mois d’Août. Et puisque cela fait 8 mois depuis notre première et unique rencontre, et que nous n’avons pas eu l’occasion de revoir la belle famille depuis, j’ai proposé qu’on passe o-bon ensemble, pour leur faire plaisir. J’ai donc chargé ma douce nippone d’informer ses parents, en amont, de l’existence de mes tatouages, histoire qu’ils ne soient pas choqués lorsque j’arriverais à la gare, en short dans les 40 degrés humides du mois d’Août japonais.

Eh bien la réponse est revenue, aussi cinglante qu’un revers de la main. Maman veut que je porte un pantalon.

Alors ça peut sembler minime comme ça, mais demander expressément à quelqu’un de porter un pantalon par 38 degrés (+ humidité j’insiste mais dans le futal crois moi c’est pas un détail), quelqu’un qui a proposé de vous rendre visite pour honorer les traditions familiales et répondre aux invitations insistantes, sous prétexte que, je cite, « bein il connait la culture japonaise mais il se fait quand même tatouer??? », ça pique un peu le cul. Parce que OUI, moi je connais la culture japonaise. Justement. Elle me sort déjà le couplet yakuza à moi, qui sait ce qu’est un Ukiyo-e de Kuniyoshi, que le tatouage remonte à l’ère Jômon, qu’il a fleuri à l’ère Edo, et que les Yakuza ont sûrement commencé à l’utiliser il y a moins de 150 ans pour être large, et ne l’utilisent déjà probablement qu’à hauteur de 30% (encore large) de leurs effectifs… Bref, c’est un peu irritant.

Pour expliquer mon agacement à ma dulcinée, qui, elle non plus, ne comprend pas trop pourquoi sa mère nous enquiquine (son père a juste lancé un vague « mmmmh on s’en fout non? » mais n’a pas poussé plus que ça), j’ai essayé de comparer la situation à celle-ci (peut-être maladroitement, mais c’est pas grave, je te raconte tel quel) :

Tu es musulmane, disons Tunisienne (pas Française d’origine…), et tu vis en France. Tu portes le hijab et on va chez mes parents Français. Ma mère me demande de te demander de venir tête nue parce que « ici c’est la France, tu connais bien la culture française » etc… Bein pour moi c’est juste raciste.
Oulà attention, le mot est lâché, et on va me dire « noooon mais les Japonaiiiis c’est différeeeeent » etc. Oui, je sais, ils sont racistes mais ne le savent pas donc c’est moins grave, ok admettons. C’est pour ça que je vais porter un pantalon. Mais j’ai passé le séjour de 3 à 2 jours. Et si l’occasion m’est présentée, je vais tout de même expliquer à ma belle-mère, gentiment, pourquoi elle peut se détendre sur la « culture japonaise ».

Je suis persuadé qu’elle va très vite comprendre et que ce sera sans doute la dernière fois qu’on a un petit problème avec ça. N’empêche, c’est une réalité. C’est la première fois que je suis dans cette situation, et franchement, je ne m’y attendais pas, ce qui ajoute un peu à la frustration. Mais c’est aussi ça être tatoué au Japon, alors mieux vaut le savoir. Car si cela n’empêche pas d’être agacé, voire blessé, le simple fait de savoir que c’est un risque et qu’on a signé quand même aide à prendre une bonne respiration et relativiser.

Et ainsi pouvoir expliquer, et pourquoi pas changer les choses, une personne à la fois.

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Et toi? Tu as des expériences différentes? Tu aurais accepté le chantage du pantalon? Raconte-moi ça en commentaire ici ou sur la page Facebook!
Tu peux aussi me suivre sur twitter pour plus de quotidien au Japon!

Tu peux aussi lire une autre expérience de tatouée à Tokyo via l’article d’Amélie-Marie.

Merci à bientôt!

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Être un (étranger) tatoué au Japon

15 réflexions sur “Être un (étranger) tatoué au Japon

  1. Nuitori dit :

    Un article très intéressant et très agréable à lire comme toujours.
    Le tatouage est encore un réel problème au Japon, même pour les japonais. Mon compagnon japonais est tatoué du bas de la nuque jusqu’aux chevilles et les bras jusqu’aux coudes. Du coup sa grand-mère paternelle refuse de le voir car c’est forcément un garçon de mauvaise vie pour avoir fait ça. Je trouve ça très triste et assez révoltant. Il y a encore du boulot pour faire changer les mentalités…
    Pour répondre à ta question sur le chantage au pantalon, je pense que j’aurai fait comme toi par égard pour mon compagnon.

    Aimé par 1 personne

  2. Intéressant. J’avais vu à la TV japonaise un reportage sur des « tatoués repentis » qui se faisaient enlever leurs tatouages pour diverses raisons. L’histoire d’une mère de famille qui l’avait fait pour pouvoir aller à la piscine avec son fils m’avait marqué.

    A Osaka, il y avait eu une enquete sur les enseignants tatoués qui, si je me souviens bien, avaient été virés ensuite (même avec tatouage non visible) et ceux qui n’avaient pas répondu à l’enquete n’avaient pas recu de primes ou quelque chose comme ça. Dans mon job (enseignant titulaire en lycée), c’est clair que ça passe pas, même si ça ne se voit pas. C’est pour le « principe » : un enseignant doit avoir un mode de vie « irréprochable » (donc les gays aussi, ça passe pas dans leur échelle de « valeurs ») et servir de « modèle » pour leurs élèves, donc piercings, tatouages, couleur de cheveux trop différente de sa couleur naturelle, « manucure » etc. c’est niet. On ne peut pas exiger de ses élèves ce qu’on est pas capable de faire soi-même.

    Aimé par 1 personne

  3. Fakher Arfa dit :

    Excellent article comme d’habitude. J’apprécie particulièrement ces partages d’expériences personnelles puisque j’ai un rapport particulier avec l’univers du tatouage. Mon éducation veut et fait que l’idée de ma tatouer prend part de l’impossible, toutefois malgré ce  »rejet » involontaire et inconscient du tatouage, je reste curieux et j’admire les tatouages qu’autrui possèdent et acceptent.

    Cet article m’a d’ailleurs amené à me questionner moi-même sur l’image que renvoie un tatouage, ainsi que toutes les réactions que celle-ci engendre. J’en arrive à la conclusion que c’est encore dommage au XXIe siècle que de  »discriminer » à l’emploi à cause de tatouage; Et je ne parle pas que du Japon. Je ne m’y connais pas spécialement, mais ça m’étonnerait que ça pose problème ailleurs.

    Cependant, je garde espoir, si quelqu’un comme moi peut changer d’avis et de mentalité à propos des tatouages et des personnes tatouées, alors j’espère bien que beaucoup d’autres arriveront à se questionner sur ce sujet à ne pas négliger. Les mentalités changeront certainement avec le temps.

    Domo arigatô gozaimasu pour l’article, et je te souhaite plein de bonheur à toi et ta compagne !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci mec! Pour l’emploi ça reste un problème, même en France, dans une autre mesure.
      Mais c’est pas étonnant en réalité. Un truc qui me surprend toujours c’est à quel point les gens ont un avis très tranché sur les tatoués. En bien ou en mal. Mais quand c’est en mal, ils cataloguent DIRECT l’ensemble de ta personnalité, ce qu’ils ne feraient pas, ou moins, avec une coupe de cheveux, un style vestimentaire etc… Ils le font hein, mais je ne sais pas… je trouve la hargne envers les tatoués (groupe très hétérogène en plus) très forte.
      Après c’est peut-être à cause de certains articles que j’ai lus qui m’ont mis en colère, et auxquels j’ai répondu publiquement, tiens si t’aimes les duels de mots, régale toi de ce coup de gueule, et vois le mépris dans les mots du gars…
      http://www.inkage.fr/breve/la-croix-et-la-banniere-reponse-a-stephane-audeguy/

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  4. La plume du coq n’a d’égale que son excellence. Merci pour cet article très intéressant et riche en expériences. Comme à son habitude, on a déjà fini de lire avant même de s’en apercevoir !

    Ludo, le seul à avoir créé le sale quart d’heure qui dure 3 mois (excellent !).
    En attendant, bon courage pour ton sale quart d’heure de 48h à l’O-bon ! 😉

    Aimé par 1 personne

  5. Plouflala dit :

    Super article !! Merci beaucoup 🙂
    De mon côté après ma thèse, j’aimerais bien faire un échange universitaire pour faire de la recherche et éventuellement donner des cours au Japon. Mais.. Je suis tatouée (petits trucs sur les chevilles, derrière oreille et poignet) et je crains que tout mon joli rêve s’écroule lamentablement… Tu dis que ça dépend de l’employeur, sais-tu si le superieur est strict à ce niveau ? Encore merciii

    Aimé par 1 personne

    1. pour l’échange, aucun problème, pour l’enseignement, ça dépendra de l’établissement, et j’imagine que ce sera plus difficile dans les fac que dans les écoles privées, mais si tes motifs sont aussi discrets qu’il en ont l’air, ça devrait pas poser trop de problèmes.

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