(Pour l’instant!)

Salut à tous! Cela fait longtemps que je me tâte à écrire cet article… Je sais qu’il ne va pas plaire à tout le monde, il ne va peut-être même plaire à personne, en vexer un paquet… je ne sais pas. Je n’ai absolument pas pour intention d’être médisant envers qui que ce soit, donc ne le prenez pas personnellement si vous vous reconnaissez dans ce qui suit… Aujourd’hui je voudrais réfléchir à cette phrase qu’on a tous prononcé, et qui me rend un peu plus fou à chaque fois que je la lis quelque part (c’est à dire 20 fois par jour) : « J’ai X tatouages (pour l’instant!)« 

Il y a des variantes bien sûr. « J’en ai X et c’est pas fini! » « ce n’est qu’un début! » etc… Comprenez-moi bien, je voudrais interroger le « pourquoi » tant de personnes se sentent obligées de préciser ça d’entrée de jeu? Pourquoi de nos jours il semble presque inconcevable qu’on puisse être simplement satisfait des tatouages qu’on a déjà? Pourquoi on s’est tous persuadés qu’on ne peut pas arrêter le tatouage? Ou plutôt qui nous a persuadé de ça et pourquoi a-t-on si peur de ne pas être un vrai tatoué si on n’insinue pas immédiatement qu’on compte en avoir d’autres?
J’aimerais aussi réfléchir une seconde à « est-ce que parler de futurs et hypothétiques tatouages au moment même où l’on parle des existants n’est pas une façon de nier ces derniers, ou de les priver de leur importance? » Bref, on a du pain sur la planche. Comme toujours, je ne fais qu’explorer. Je ne donne pas de leçon (sinon à moi même), et j’attends vos retours pour alimenter/changer/compléter ma réflexion.

Une dernière fois, il n’est pas question pour moi de dire que si vous avez l’habitude de dire ça, vous êtes un débile… Bon nombre d’entre nous disent ça pour de bonnes raisons, et quand bien même ce ne serait qu’une formule légère, on a bien évidemment le droit de dire ça. Je m’interroge surtout sur le côté systématique de cette réflexion. Son utilisation abusive (?), et les effets que cela peut avoir. Qui en tire un bénéfice, et pourquoi. Il n’est pas du tout impossible qu’à la fin de l’article, la réponse soit « bah on n’en a rien à foutre en fait ». Mais ce n’est pas parce qu’une question n’a que de décevantes réponses qu’il n’est pas intéressant de cheminer jusqu’à elles.

Allez on s’y jette. Je vais essayer de passer rapidement sur les évidences, enfoncer les portes ouvertes n’est pas très amusant, mais tout de même, pointer les choses du doigt est en général utile, et permet juste de conscientiser quelque chose. Nous sommes des putains d’accros à la consommation. Notre vie entière est définie autour de ce que l’on possède, et nous cherchons toujours ce sentiment de plaisir que procure le fait de posséder quelque chose de nouveau. Quand on a passé cette étape de l’acquisition, nous sommes déjà prêts à la revivre avec autre chose. Bah ouais c’est triste et cynique, mais franchement, il est à mon avis difficile de ne pas voir ça. Ceci étant dit, rien ne nous empêche de consommer intelligemment, ni de prendre du plaisir autrement. Mais à quelque niveau que ce soit, on a tous cette façon de faire dans notre ADN depuis maintenant quelques générations.

Pourquoi est-ce que le tatouage serait différent? Bien qu’il ne soit évidemment pas QUE ça, on ne peut pas nier, je crois, qu’il est un produit de consommation, lui aussi. En outre, on a déjà exploré, sur ces pages, la question de l’addiction à l’encre qui reste une réalité. Vous trouverez des pistes de réflexions sur ce qui donne au tatouage un petit goût de reviens-y dans cet article. Mais il y a une différence entre le moment où l’on ressent cette soif d’encre et qu’on veut y retourner, et le moment où l’on vient de l’étancher et qu’on annonce déjà qu’on aura soif bientôt, juste pour être « normal ».

On a cette impression partout sur le net de nos jours. Être un tatoué « normal » c’est être quelqu’un de dévoué à cet art. Si on n’a pas plusieurs motifs, on est moins passionné que les autres. Pour tout dire, je pense moi même comme ça. C’est peut-être stupide, peut-être prétentieux, je ne sais pas, mais je suis fier d’avoir de grosses pièces, d’en avoir plusieurs, de les confier à de grands tatoueurs etc… Mais est-ce que je ressens le besoin de dire à chaque fois « oh, et ce n’est pas fini!! » non. Pourquoi? Parce que je n’en sais rien. Ce que je sais, c’est qu’avec l’émancipation du tatouage dans la plupart des sociétés (je rappelle si vous êtes nouveau par ici que je vis au Japon, où le tatouage a un statut bien différent), c’est évidemment devenu un business juteux.

Qui n’est pas abonné à Sullen TV, ou ne partage pas sur FB les memes à base de phrases comme « le tatouage c’est comme les chips, on ne peut pas en avoir qu’une » et autres appels à la consommation grossiers?

Alors vous allez me dire « non mais moi je suis pas débile je sais que c’est de la propagande ridicule etc… » Vraiment? Parce que si vous pensez encore ça, vous n’avez probablement pas compris comment marche la pub. Et le fait que cela se soit insinué de partout montre déjà à quel point cela a un impact. Que vous le sachiez ou non. Prenez ça de la part de quelqu’un qui s’est fait tatoué de grosses pièces régulièrement depuis à peine 2 ans. Je ne me place pas ailleurs que dans le panier que j’essaye de fouiller ici.

Les Américains ont compris ça bien avant nous et parlent d' »industrie » depuis longtemps. Les Télé-réalités ont fleuri, et partout dans le monde on a commencé à se dire qu’être tatoueur, ce n’est plus bizarre, ce n’est plus dangereux, et ce n’est même plus difficile. Du côté du consommateur, qu’en général j’appelle ici « le support », c’est à dire nous, c’est un peu la même chose. Être tatoué c’est acceptable, sécurisé et si tout le monde peut le faire, pourquoi pas nous? Et le modèle de consommation que j’ai rappelé plus haut prend naturellement le relais. Avant même d’avoir notre premier tatouage, nous sommes éduqués et persuadés que c’est un engrenage. J’ai parfois l’impression qu’on ne considère déjà plus le tatouage comme une pièce, mais comme une série qu’on commence.

Si je n’ai aucun problème avec le fait de vouloir plusieurs tatouages, même quand on commence, je me demande pourquoi on a besoin de le crier haut et fort? Actuellement, je suis en train de finir ma jambe droite. Dans un soucis esthétique pur, je peux prédire que si je me refais tatouer après celui-là, ce sera pour mon bras gauche. Mais à l’heure où j’écris ce texte, je n’ai pas de projet clair pour ça, et il se pourrait très bien que ma jambe soit la dernière partie de mon corps à se faire encrer. J’ai dit tout ce que j’avais à dire sur ma peau à ce stade de ma vie, et je n’exclue absolument pas de trouver d’autres moyens que le tatouage pour raconter la suite. Alors pourquoi j’ai l’impression que je ne peux pas dire ça? Pourquoi c’est plus courant aujourd’hui de lire et entendre « et c’est loin d’être fini! » sans aucune garantie que ce soit vrai, plutôt que « et après ça j’arrête! »?

Je sais qu’on me répondrais juste « ouais c’est ce que tu crois… mais quand on a commencé… blablabla ». Mais vous savez quoi les gars? C’est faux! On peut se faire tatouer, un peu, beaucoup, passionnément, et un jour arrêter. Il n’y a rien de mal à ça. L’encre qu’on a est là pour le reste de notre vie. Pourquoi est-ce qu’on essaye d’alimenter notre statut de tatoué comme un feu qu’on croit mourant? On l’obtient avec notre première particule d’encre, et comme elle, il est indélébile. Est-on dans une course vers le « meilleur tatoué »? Plus on en a, plus « tatoué » on est? Je me suis déjà posé cette question de la hiérarchisation des tatoués entre eux. J’ai même demandé ça aux tatoués dans des groupes facebook et n’ai reçu que de complaisantes réponse hypocrites de la part de personnes qui, la semaine suivante crachaient à la gueule des tatoués aux infinis et dream-catcher. Moi ce que j’observe, y compris dans mes propres réactions, c’est que ce sentiment d’être un tatoué plus méritant parce qu’on a plus d’encre, existe. C’est dommage, c’est débile, mais c’est vrai.

Mais ce qui me rend triste, c’est qu’on répète à qui veut l’entendre, au détracteurs du tatouage, à nos grand-mères ou je ne sais pas qui, que chaque motif est important, qu’il a une symbolique, etc etc… Et c’est vrai. Mais si je dis dans la même phrase « j’ai 5 tatouages, et bientôt plus! » j’ai l’impression de dire « Mes 5 tatouages sont du passé, parlons de l’avenir! » et par là même, réduire à néant leur sens ou leur importance. Si tu penses déjà à ton repas de demain, peux-tu vraiment goûter celui d’aujourd’hui?

On s’interroge souvent sur les dangers de cette démocratisation du tatouage. On analyse ça sous bien des angles… le créatif, le juridique, le sociologique… Je crois qu’on oublie trop de se demander si nous n’avons tout simplement pas changé l’identité même du tatouage. Sommes-nous en train de brader la valeur de ce geste en le définissant comme plus valeureux quand il est répété? Est-ce que le vrai engagement ne serait pas désormais de n’avoir qu’un motif? Avouez que ce serait un comble! J’ai toujours pensé que le tatouage est voué à un retour en arrière, comme tout ce qui explose à un moment donné. Mais je n’avais jamais vraiment réfléchis à la forme que prendrait ce retour en arrière. Peut-être est-ce là une première hypothèse plausible…

J’espère que non. Pour ma part je continuerai d’énumérer les parties du corps que j’ai tatouées quand on me demande combien j’en ai, et à la question « et tu vas continuer? » je répondrais invariablement « on verra.« 

___________________________________________________________________________________________

Le débat est ouvert, et si tu veux me dire que je suis un sacré huluberlu rétrograde qui projette ses propres peurs et névroses dans le reste de la société, je t’en prie, commente cet article, ou viens me le dire en face sur Facebook, sans oublier de liker la page si ce n’est pas encore fait! Tu peux aussi me dire que tu es d’accord et que tu vas arrêter le tatouage pour me donner raison! Enfin bref, dis ce que tu veux, mais dis-le bon sang! Merci! 😉

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(Pour l’instant!)

13 réflexions sur “(Pour l’instant!)

  1. Bernaltype dit :

    Salut! J’arrive en profane, moi qui ne suis encore que dans la phase de conception de ce « premier tatouage ». Et déjà rien qu’en disant cette expression que les novices trouvent comme ça sur les internets, j’ai l’impression de parler du concept de la première voiture (qui n’est pas bien propre disons-le, enfin je le pense).
    Il y a que je n’ai pas une goutte d’encre sur la peau et bien entendu je fantasme beaucoup, je me vois déjà avec mes deux bras complets (dans 5, 10, 20 ans?). A peine mon esprit se fixe sur l’idée de ce premier tatouage que j’imagine déjà ce que je voudrais mettre juste à côté, juste en dessous…

    Voici ma conception du tatouage, d’après mes propres désirs mais aussi ce qui ressort de tout ce que j’ai lu/entendu. Pour moi un tatouage, que ce soit pour sa part esthétique ou pour son histoire, c’est avant tout la marque de passage de ton identité sur ton corps. De telle façon que plusieurs années pus tard en regardant ce tatouage l’on peut se dire « J’ai été ça à XX ans ». On en est fier, évidemment. Mais l’avantage du tatouage qui est d’être offert aux yeux des autres se retourne contre soi dés lors que l’on change en dedans, et changer on le fait tout le temps. Une fois qu’un tatouage montre qui on a été à 20 ans on veut qu’un tatouage montre qui a été à 30 ans et ad lib.
    C’est vrai j’ai ce désir de me retourner sur moi même dans plusieurs années, des décennies et de voir tout ce parcours, cette espèce de grosse BD qui dit qui je suis. Je pense que dés que nos goûts et nos désirs changent, on ne peut que ressentir un vide de ne pas faire ce tatouage.

    Ça et puis aussi comme c’est une démarche qui demande un peu de courage, que même si c’est plus répandu qu’il y a 30/50 ans, se faire tatouer (qui plus est une grosse pièce) reste une affaire de gens qui en ont assez dans leur pantalon pour franchir le pas. Et comme tu l’as franchi ce pas avec ton premier tatouage tu dois te dire « J’ai vaincu, et je vaincrai encore ». Et peut être que soumettre autant son corps à ses propres volontés doit être immensément gratifiant. Mais ça je n’en suis pas certain.

    Content d’y avoir réfléchi, merci 🙂

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    1. Merci!! Je suis 100% d’accord avec tout ça! C’est très bien dit!
      Je ne nie aucunement l’existance d’une vraie raison à faire plusieurs tatouages, y dédié sa vie etc… Pour moi c’est évidemment clair. Ce qui me laisse bouche bée en revanche c’est de ressentir le besoin de le DIRE. de l’ECRIRE même, en préambule de toute discussion sur le tatouage. Comme si on devait se justifier. C’est là que je dis stop. C’est tout 🙂

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      1. Bernaltype dit :

        Ah oui j’ai peut être décollé un peu du sujet x)

        Je crois que c’est peut être une façon de dire aux autres que l’on ne veut pas rester immobile, que l’on a désir à vivre beaucoup et à l’écrire sur soi.
        Aujourd’hui la compétition est partout entre tout le monde et on en rend compte via les réseaux sociaux : snap de moi au resto, snap de moi aux toilettes etc. En fait je remarque que si je viens en disant « Je me suffis de cette vie, je n’ai pas besoin d’aller voir plus loin avec cette promotion, avec tout ça et tout ça » je serai casé dans la zone des perdants, de ceux qui n’en veulent pas.
        Alors on se présente comme quelqu’un qui en veut, qui va en reprendre. On se montre en mouvement pour être bien perçu. Dans les soirées on est déjà bien rabat-joie quand on annonce qu’on ne prendra qu’un verre, alors quand on parle du tatouage et de tout l’engagement que c’est ça me paraît évident que sans s’en rendre compte on peut dire qu’on va continuer à se tatouer jusqu’au dernier souffle…

        Peut être que ça ne sera plus pareil quand cette fameuse encre qui s’efface facilement sera très répandue, que les gens s’en moqueront. Tout comme cette molécule dont j’avais entendu parler qui pourrait supprimer l’ivresse presque instantanément. Prendra-t-on autant de plaisir à dire « Ce soir je me mets une mine »? M’enfin bon.

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  2. Je crois que si on parle des tatouages à venir, ce n’est pas pour nier les présents mais plutôt pour vanter à l’avance des pièces de tel ou tel artiste, dire qu’on a plein d’autres idées en tête et des supers tatoueurs à rencontrer etc.. enfin j’imagine !
    Je vais faire un parallèle qui peut paraître bizarre mais à partir du moment où tu as un enfant, on te demande toujours quand sera le prochain. Cela voudrait dire qu’avoir un seul enfant c’est nul et que t’as rien compris à ce qu’est une famille ? Je déteste ce genre de question faussement innocente.
    Avoir plusieurs tatouages et plein de projets signifie que tu es intégré dans ce grand monde des tatoués ?
    Personnellement, il s’est écoulé 7 ans entre mes 2 premiers tatouages puis 2 ans et cela s’est accéléré ces dernières années, il y a plein d’explications à cela et en même temps, peut-être pas, juste le rythme de la vie et aucune obligation pour les enchainer.

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  3. Albucie dit :

    Cet article reflète tellement ce que je vis actuellement !
    Il y a tout juste 1 mois je me suis fait tatouer pour la 1ere fois. Ce tatouage arrive après une bonne année de réflexion et de recherche du dessin, de plusieurs rdv avec les tatoueurs du shop et enfin 7 mois d’attente jusqu’au jour-J.
    Avant le rendez vous, j’ai eu le droit au petit « c’est parti pour ton premier, tu verras, après c’est une drogue ». Et depuis, presque à chaque fois qu’on le voit, on me demande « tu penses en avoir d’autres ? », « Il parait qu’une fois qu’on a commencé on ne peut plus s’arrêter ».
    Et ces questions, ces réflexions, m’agacent, après 2 ans d’attente, je devrait déjà passer à autre chose. Mais non, moi je l’admire encore, je m’émerveille devant tous ses détails et je suis fière de le présenter à ceux qui me le demande.
    Alors oui, j’ai d’autres idées de tattoos en tête, et oui je me ferais surement encrer une autre fois. Mais pas maintenant, pas après un 1 mois.

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  4. Queen Caverne dit :

    Le “pour l’instant” je le réserve aux gens qui horrifiés comptent mes tatouages visibles et qui me disent “ça fait beaucoup non ?” je leur répond “repassez plus tard, il y en aura encore plus ! ” Mais sinon je trouve cet article intéressant parce que je n’avais jamais songé à ça. A part quand je suis d’humeur à provoqué les esprits grincheux (ce qui ne m’arrive pas tous les jours) je n’aime pas parler à n’importe qui de mes tatouages. Quand on me demande combien j’ai de tatouages, je demande “t’en vois combien ?” si la personne insiste pour savoir si j’en ai d’autres cachés, je lui répond que si éventuellement j’en ai d’autres non visibles c’est qu’ils sont intimes et que ça ne la regarde pas.

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    1. haha oui effectivement c’est une bonne façon de répondre 🙂 je dis souvent la même chose quand on me dit, « tu me les montres? » je réponds « je te montre déjà tout ce qui dépasse, le reste, il va falloir que tu m’emmènes à l’hôtel, j’espère que t’es prêt(e) à assumer! » 🙂

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  5. Cecile dit :

    Merci pour cet article fortement intéressant (encore une fois). Je me suis surprise à prendre conscience il y a quelques jours que j’avais peur de ne plus m’arrêter. Mais pourquoi peur? Suis je conditionnée par la société et son œil un peu malveillant sur le tatouage? Ou ai je peur de conditionner mes enfants?
    En tous cas, j’explique cette addiction à une passion naissante tout simplement. Quand on se passionne on se documente, on a les yeux qui brillent devant les belles pièces, on découvre des artistes fabuleux et on a juste envie de collectionner si les moyens s’y prêtent.
    Et je me suis interrogée… quand on se fait tatouer, n’y aurait-il pas une adrénaline, de l’endorphine qui nous poussent à y revenir?

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    1. Oui, il y a probablement aussi ce côté excitant. Et évidemment le plaisir de vivre avec ses précédents tatouages.. Une fois qu’on a constaté combien ça nous épanoui dans notre vie, forcément on en redemande… Je n’ai pas relu mon texte récemment mais j’avais peut-être omis de parler de cet aspect… J’éditerai peut-être à l’occasion tiens! Merci Cécile!

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    2. Gaïa dit :

      Je suis d’accord avec Cécile.
      J’ai très longtemps rêvé tatouage sans jamais osé franchir le pas. Peur de ne pas être « à la hauteur » je pense. Je ne m’assumais pas. Alors assumer de rentrer dans un shop, dans cet environnement tellement inconnu et élitiste, je ne me sentais pas « légitime ».
      Puis après mon 1er enfant, je suis devenue plus sûre de moi. Et j’ai « osé » me faire tatouer.
      Pourquoi pas moi finalement ?
      Ca peut sembler étrange mais ça a décuplé ma confiance en moi. Les 4 suivants se sont enchaînés assez vite… trop vite au goût de certains d’ailleurs.
      Tous mes projets « rêvés » ont été encrés. Pourtant aucun d’entre eux ne se voient au quotidien.
      Donc oui, il y a ce petit goût de reviens-y, que je me surprends à dire aux personnes au regard bienveillant sur cet art, découvrant avec surprise que je suis tatouée contrairement à ce que laissent croire mes zones visibles et vierges…

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